A.M.E.

18.99

Un malentendu aux conséquences tragiques…

Lorsqu’Alasdyr Grave, conservateur de la bibliothèque des transports de Londres décide d’acquérir un original de Charles Dickens, il est loin de se douter qu’il va devoir composer avec, entre autres, un ange noir au tempérament bien trempé.

De Londres à Berlin, Alasdyr doit compter sur l’aide surnaturelle de ses compagnons pour découvrir qui souhaite sa mort…

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Description

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Titre : A.M.E.

Auteurs : Tiffany Schneuwly et Suzanne Vanweddingen

Collection : Lune Ténébreuse

Illustrateur : Wolfy d’Arkan

ISBN : 978-2-36976-136-5

Date de sortie : 15 décembre 2014

Version brochée : 18.99€ grand format

Version numérique : 5.49€

Nombre de pages : 230 pages  (152*229mm)

Sortie du ebook le 15 décembre.[/vc_column_text][/vc_column][vc_column width= »1/2″][vc_column_text]

Un malentendu aux conséquences tragiques…

Lorsqu’Alasdyr Grave, conservateur de la bibliothèque des transports de Londres décide d’acquérir un original de Charles Dickens, il est loin de se douter qu’il va devoir composer avec, entre autres, un ange noir au tempérament bien trempé.

De Londres à Berlin, Alasdyr doit compter sur l’aide surnaturelle de ses compagnons pour découvrir qui souhaite sa mort…

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Informations complémentaires

Poids 0.499 g
Dimensions 22.9 x 15.2 mm
Couverture

,

Format

Broché

Autre

Fantastique, Oneshot

Où trouver nos livres

Amazon, Cultura, Chapitre, Place des Libraires

Prologue

Londres – à la recherche de la bibliothèque

Le conservateur de la Bibliothèque des Transports accéléra le pas. Quelques gouttes de pluie s’étaient écrasées sur son visage. Comme par hasard, il avait oublié son parapluie… Par chance, sa destination était toute proche et il parviendrait peut-être à éviter l’averse. L’Anglais se glissait entre les touristes et les piétons, en grand habitué de la foule, bien qu’en cet instant précis il les considérât plutôt comme des gêneurs qui lui faisaient perdre un temps précieux dans cette étrange course contre la montre engagée entre lui et la météo. Tout à ses pensées, il remarqua trop tard l’individu qui s’était brutalement arrêté. Il ne put l’éviter et le heurta avec force. Si l’homme ne bougea pas, le conservateur en revanche fit trois pas en arrière sous le choc, le souffle coupé. L’autre se retourna. C’était un ours. Tout dans sa carrure et son apparence inspirait le respect, de sa taille de géant jusqu’à sa chevelure et sa barbe poivre et sel.
— Je suis absolument désolé, je cherchais mon chemin, dit l’inconnu au fort accent germanique.
Il secoua un plan de Londres qui avait connu des jours meilleurs et ajouta :
— Mais peut-être pourriez-vous m’aider…
Le conservateur maudit sa distraction. À cause d’elle, il était désormais obligé d’assister celui qu’il venait de bousculer. Se composant un sourire de convenance, il l’invita à lui révéler sa destination. L’Allemand cherchait la Bibliothèque des Transports ; or il s’y rendait justement…
L’averse les surprit au moment où ils rejoignaient le bâtiment et ils franchirent les derniers mètres au pas de course, s’arrêtant dans le hall d’entrée pour observer la pluie battante qui avait failli les tremper jusqu’aux os.
— Nous l’avons échappé belle ! Et sans cette rencontre providentielle, je serais encore perdu ! Et bien saucé avec ça !
Le conservateur se contenta d’acquiescer et son compagnon reprit, d’un ton enjoué :
— Ah, mais au fait, je ne me suis pas présenté. Je suis le Professeur Freulich, je suis venu exprès de Berlin pour visiter celle que l’on surnomme déjà le Phoenix. Toutes les bibliothèques n’ont pas la chance de renaître de leurs cendres…
Le bibliothécaire considéra un instant l’Allemand, avant de répondre :
— Enchanté, Professeur. C’est un honneur de compter d’illustres chercheurs européens parmi nos lecteurs. Permettez-moi de me présenter à mon tour : Docteur Alasdyr Grave. Je suis le conservateur de votre Phoenix.
Il avait appuyé sur ce dernier mot, sans chercher à cacher la note ironique contenue dans ses paroles, provoquant ainsi l’hilarité du Professeur Freulich. Plusieurs visiteurs se tournèrent vers eux, pour leur jeter un regard désapprobateur. Le rire de l’Allemand était aussi bruyant que puissant. Alasdyr repensa à sa première impression. Freulich était bel et bien un ours. Celui-ci lui tendit la main, et le conservateur réalisa trop tard son erreur. Il ne put s’empêcher de grimacer de douleur lorsque le professeur lui broya les os.
— Ach, ne le prenez pas ainsi, mon cher. Je ne pensais pas à mal, bien au contraire ! Vous avez beaucoup de mérite d’être parvenu à redonner à ce lieu sa splendeur du passé ! D’autres auraient abandonné en cours de route !
Tout en parlant, Freulich observait le conservateur qu’il dominait de trente bons centimètres. Il fut frappé par l’impression de fragilité qui émanait de lui. Alasdyr avait des traits fins, un visage d’une pâleur maladive encadré de cheveux noirs coiffés en arrière, et des yeux gris qui brillaient d’un éclat perçant. Avec son manteau trois-quarts ouvert sur un costume taillé sur mesure, il aurait pu auditionner pour le rôle d’un poète maudit reconverti en homme d’affaires.
L’Allemand n’avait jamais eu l’occasion de le rencontrer en personne, mais il le connaissait de réputation. Grave était un bibliophile expérimenté qui ne reculait devant rien pour acquérir un ouvrage.
Les bibliomanes avaient abandonné leur statut de collectionneurs pacifiques depuis longtemps pour se mettre au service de personnalités influentes. Le Comte était l’un d’eux. Il dirigeait l’un des plus vastes réseaux de bibliomanes au monde, et Alasdyr Grave appartenait à son organisation. Sa nomination au poste de responsable de la Bibliothèque des Transports ne devait rien au hasard. Son employeur avait débloqué les fonds nécessaires à la reconstruction de l’édifice en échange de quelques faveurs, comme le droit de désigner le conservateur et ses plus proches collaborateurs. Nul ne s’était opposé aux désirs du généreux mécène, qui n’hésitait pas à mettre la main au porte-monnaie.
Pour autant, le Comte ne faisait pas l’unanimité. Il avait de nombreux ennemis, prêts à tout pour faire échouer ses projets, sans aucune considération pour les éventuels dommages collatéraux.
Le professeur se souvint de ce fait divers qui avait fait la Une des journaux presque un an plus tôt : quelques jours avant l’inauguration de la bibliothèque, Grave avait surpris un intrus qui l’avait grièvement blessé. Si la thèse du cambriolage raté avait été privilégiée par la police, aucun bibliomane ne se laissait duper. Il s’agissait d’un règlement de compte. Plus qu’Alasdyr, c’était le Comte qui était visé…
Le bibliophile avait vu la mort de près, il avait peut-être même gardé des séquelles de l’agression…
Les deux hommes se séparèrent à l’entrée de la salle de lecture, Alasdyr optant pour une retraite stratégique dans son bureau.

*****

Il avait déjà oublié l’Allemand lorsque l’une des employées de la banque de prêt vint le trouver pour lui annoncer qu’un certain Professeur Freulich demandait à lui parler. Peu désireux de revoir « l’ours », Alasdyr fut tenté de prétexter un emploi du temps trop chargé avant de se raviser. Si Freulich avait des relations, il était préférable d’agir avec tact afin d’en tirer avantage. L’ours fut donc introduit dans son bureau. Il admira d’abord les étagères garnies de livres et d’objets ferroviaires, notamment une collection de lampes protégée par une vitrine. Il avisa ensuite le miroir, cadeau du directeur d’une compagnie, sur le mur opposé. Enfin, l’Allemand se tourna vers Alasdyr, debout derrière une table ordonnée sur laquelle ne se trouvaient qu’un ordinateur portable et quelques dossiers sagement empilés. Le conservateur lui fit signe de s’asseoir, et le professeur se laissa tomber sur un des deux sièges réservés aux visiteurs, qui protesta sous son poids.
— Je vous félicite, Docteur Grave, vous avez accompli un travail impressionnant pour reconstituer le fonds de la Bibliothèque des Transports tel qu’il était avant l’incendie. Néanmoins, je n’ai pu m’empêcher de noter l’absence de quelques références, déclara l’Allemand sur un ton posé.
Nous y voilà, songea Alasdyr avec humeur.
Depuis la réouverture du lieu, de nombreux usagers et autres chercheurs avaient établi un relevé des livres manquant encore à l’appel. Le conservateur avait fini par être foncièrement agacé par ces discours récurrents. L’intention était louable, ils souhaitaient contribuer à l’épanouissement de l’institution… en insistant sur ses faiblesses. Comme s’il ne possédait pas déjà une liste précise des documents restant à acquérir… Pas un seul de ces soi-disant bons samaritains n’avait fait don de l’un des précieux ouvrages. Non. Ils se contentaient de lui fournir la même bibliographie, encore et toujours.
Le professeur le regardait, une étrange expression sur le visage, et Alasdyr soupira, comprenant qu’il avait dû remarquer sa contrariété.
— Nous possédons déjà une liste comparative pour chaque section… en plusieurs exemplaires, se justifia-t-il.
— Ja, ja, je m’en doute bien. Si j’ai demandé à vous voir, c’est parce que je sais où vous pourriez vous procurer l’une de ces références…
La lueur d’intérêt dans le regard du conservateur amusa Freulich, qui poursuivit :
— Je sais où trouver un original de Mugby Junction.
Il fit une pause, mais son vis-à-vis ne broncha pas :
— Chez un brocanteur berlinois dont vous avez peut-être déjà entendu parler : Frederick Westerwelle.
Grave secoua la tête en signe de dénégation. Le nom lui était inconnu, ce qui ne l’empêcherait pas de se renseigner plus en détail…
— Il possède une certaine réputation… Je n’ai jamais eu affaire à lui personnellement, mais on m’a rapporté qu’il s’agit d’un véritable spécialiste dans son domaine. J’ai également entendu dire qu’il n’était pas très sociable. Si vous y mettez le prix, vous parviendrez sans doute à ce qu’il vous cède le Dickens. Tenez, je vous ai noté ses coordonnées.
Le professeur lui tendit sa propre carte de visite au dos de laquelle était inscrite l’adresse dudit Westerwelle.
— N’hésitez pas à me contacter lorsque vous serez à Berlin. Ce fut un plaisir de faire votre connaissance.
Il prit congé, évitant de serrer une nouvelle fois la main d’Alasdyr, au grand soulagement de ce dernier.
Au moment de quitter le bureau, il se retourna, un sourire énigmatique aux lèvres :
— Bonne chasse, Docteur Grave.
Le conservateur frissonna. Quelque chose dans le ton de l’Allemand ne lui disait rien qui vaille…

*****

À peine était-il sorti de l’enceinte de la Bibliothèque des Transports que le Professeur Freulich passait un appel sur son téléphone portable.
— C’est fait, annonça-t-il simplement avant de raccrocher.

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