Cathy COOPMAN 2016-10-12T12:06:18+00:00

A propos de Cathy Coopman

Je m’appelle Cathy Coopman. Et c’est mon vrai nom. Je me dois de vous le préciser, car à plusieurs reprises des lecteurs et des journalistes m’ont dit : « Wow, c’est un chouette pseudonyme, un vrai nom d’écrivain, vous l’avez trouvé comment ? » … Merci les parents…

Donc je suis née à Amiens, le 24 mars 1970, j’ai donc 43 ans et presque toutes mes dents et aucun croc, je vous rassure…

J’ai passé une partie de ma petite enfance en Écosse à Arbroath, un petit port de pêche sur la côte ouest qui est réputé pour ses haddocks fumés. D’ailleurs, la reine d’Angleterre y a ses habitudes et s’y fait livrer tous ses poissons fumés dans ses palais…

C’est une petite ville qui m’a beaucoup marqué et qui malheureusement a bien changé en 40 ans. Les pêcheurs sont de moins en moins nombreux et le chômage les a frappés de plein fouet. Bon il y a tout de même des choses qui ne changent pas comme les belles falaises où j’avais plaisir à me promener petite et de beaux monuments anciens comme l’abbaye en pierre rouge que mon petit frère d’adoption, Scot et moi avions l’habitude de l’appeler, « The bloody abbaye ». Ce qui signifie la « Putain d’Abbaye » ou « L’abbaye sanglante ». À l’époque, cela nous amusait beaucoup de dire des gros mots, mais aujourd’hui la deuxième définition : « sanglante » me semble plus appropriée à cause des pierres rouges de ses fondations. Vous pourrez retrouver une description du lieu dans un des chapitres de mon roman.

Ensuite, mes parents et moi sommes revenus en France et j’ai passé mon adolescence entre Tergnier, Verneuil-sous-Coucy et Chauny où j’ai passé mon Bac C, deux fois, car deux c’est mieux qu’une… puis, je suis partie réaliser l’un de mes tout premiers rêves : vivre à Paris. Où j’ai fait des études de cinéma. Je voulais être directrice de la photographie afin de pouvoir bien éclairer mon chanteur préféré David Bowie.

Cathy Coopman
Cathy CoopmanAuteur

 

Donc j’ai passé une année dans une école préparatoire à Louis Lumière, bien entendu, j’ai raté le concours, car je n’avais pas le niveau et aussi parce que j’ai plus profité de la ville et de ses distractions que consacré du temps à mes études… L’avantage de cette école c’est que, grâce à ma carte étudiante en cinéma, j’ai pu aller au cinéma gratuitement dans les salles d’art et essais, j’ai ainsi pu voir en salle, 264 films dans l’année. Autant dire que j’ai bien rattrapé mon retard.

L’année d’après, j’ai fait une année à l’école du Louvre pour apprendre un peu plus de l’histoire de l’art. Là aussi grâce à ma carte d’étudiante en art, j’ai pu me rendre dans tous les musées nationaux gratuitement et y passer des heures pour parfaire mes connaissances.

J’ai repassé le concours de Louis Lumière et là j’ai échoué à la dernière épreuve, je n’avais pas encore assez de pratique dans le domaine du cinéma. Pendant cette année d’étude à l’école du Louvre, j’ai commencé à traîner mes guêtres sur les plateaux de tournage en tant que « scripte » qui le bras droit du réalisateur, celle qui note tout ce qui se passe lors du tournage en quelque sorte la mémoire du film. Ce qui est assez ironique, car l’un de mes surnoms, c’est « poisson rouge » : j’ai 3 secondes de mémoire. C’est donc pour cela que j’ai pris l’habitude comme mon héroïne de tout noter…

Ensuite, je me suis inscrite à la Fac de Paris 8, pour faire comme tout le monde et là j’ai pu lors de mes années de DEUG réaliser un documentaire sur le salon du cheval de Paris, une fiction sur le SIDA qui à l’époque était une maladie que l’on connaissait mal et enfin une petite animation donc je n’ai aucun souvenir, car je n‘ai jamais pu retrouver la cassette.

J’ai ensuite fait ma licence en cinéma à Montréal à l’université anglophone de Concordia et cela a été une très belle expérience…

Après cette année d’étude et de découverte, je suis rentrée en France -à cause d’un garçon qui m’a quitté trois semaines après mon retour… Mauvais choix…

Je suis revenu à Paris 8 pour faire ma maîtrise et ironie du sort, j’ai eu la désagréable surprise de voir que je ne pouvais pas valider ma licence, car il me manquait une UV de production. Qu’à cela ne tienne, j’avais encore deux semestres pour y arriver. J’ai donc choisi mon sujet de maîtrise : « La représentation de l’IRA à travers les films irlandais » et mon professeur référent m’a dit qu’il pensait que ce sujet était un peu trop ambitieux et qu’il serait plus d’un niveau de doctorat. Pas grave, j’écrirais un livre sur le sujet plus tard… J’ai toujours mes notes, mais le livre n’est pas encore écrit, un jour prochain…

Finalement je n’ai pas validé ma maîtrise et je suis rentrée directement sur le marché du travail en tant que scripte sur des courts-métrages. Malheureusement la plupart du temps, c’était des jobs non rémunérés, juste défrayés et je me suis, par les hasards de la vie, retrouvée à faire un stage de longue durée, là encore non rémunéré dans une société de production de films courts. J’ai appris le métier de producteur et j’ai finalement été embauché dans une autre société : 5 Continents où j’ai pu mettre en pratique mes années d’études et mon stage. J’étais alors en charge du secteur des courts-métrages et j’ai aussi fait mes débuts dans le monde des documentaires en tant que directrice de production. Les documentaires a priori m’intéressaient moins, mais c’est là où une société fait le plus d’argent donc on fait son travail du mieux que l’on peut et on apprend à l’aimer. J’ai donc participé à la production d’une vingtaine de courts-métrages de fiction et au moins autant en documentaires, surtout des reportages pour Faut pas rêver. J’ai travaillé dans cette société pendant 4 ans et elle a dû fermer ses portes en 2003. Là avec mon collègue, nous avons décidé de racheter le catalogue de cette société qui avait 25 ans d’existence et nous avons monté notre propre société de production de films, que l’on a appelée 5ème Planète en hommage à 5 Continents et aussi, car je pensais que la 5ème planète était Saturne, cela faisait un joli jeu de mot : « planète saturne, planète ça tourne ». Sauf que Saturne n’est pas la 5ème planète, c’est Jupiter. Ce n’est pas grave c’est la plus grosse planète alors cela nous allait très bien aussi.

Depuis 3 ans, j’ai levé le pied dans le domaine de la production de films, ma société existe toujours, c’est essentiellement mon collègue qui la fait tourner et quant à moi, je me suis éloignée pour atteindre d’autres rêves, pour passer de l’autre côté du miroir.

En effet pendant plus de 10 ans, j’ai permis aux autres de réaliser leurs rêves en produisant leurs films et j’ai décidé que c’était mon tour. Moi aussi je devais poursuivre mes rêves et l’un d’entre eux était d’écrire. Dans mon métier de productrice, j’ai été amené à réécrire avec les auteurs leurs scénarios afin qu’ils soient le plus présentables possible, pour obtenir un maximum de soutien financier et j’avoue que c’était la partie que je préférai dans mon métier, chercher des sous c’est super pénible et peu valorisant, mais créer de belles histoires alors là, ça me parlait !

J’ai commencé par écrire des scénarios de documentaires, d’ailleurs j’ai deux projets écrits en collaboration avec d’autres auteurs qui sont aux mains d’amis producteurs, en recherche de financement. J’espère qu’ils pourront voir le jour bientôt.

Et de fil en aiguille, je me suis aussi lancé dans l’écriture littéraire qui n’a rien à voir avec l’écriture scénaristique, n’en déplaise à certains.

Bon écrire, c’est bien, mais c’est loin de payer les factures alors pour pallier ce petit souci, je donne des cours de production de films à des élèves préparant un BTS audiovisuel et aussi à des professionnels qui sont en reconversion. Cela me prend une petite dizaine d’heures par semaine et le reste du temps, je le consacre à l’écriture ou à la réalisation d’autres rêves…

Le monde littéraire vampirique et moi

Tout d’abord, je dois vous avouer que je ne suis pas une grande lectrice. Je suis plus d’une génération TV et séries TV ou Internet. Mais depuis que j’ai écrit ce premier roman, je prends un vrai plaisir à lire. Par contre je lis uniquement quand je n’écris pas sinon, je deviens toute confuse.

Ma première rencontre littéraire avec un vampire s’est fait grâce à la série télévisée True Blood qui est sortie en France en 2009. Je n’en pouvais plus d’attendre que la série soit tournée et qu’elle soit enfin diffusée alors j’ai pris les devants en lisant toute la série des dix premiers livres de La communauté du Sud de Charlaine Harris dont est tirée la série TV, et j’ai tout lu en un mois. Un record pour moi !

Quant à ma dernière lecture aux dents longues, c’est le fameux : Dracula de Bram Stoker. La référence dans le genre que je n’ai pas encore terminé. Je dois avouer que les longues descriptions et le manque d’action ont eu un peu raison de moi, mais comme je termine toujours ce que j’ai commencé…

Ce qui m’intéresse dans le monde des vampires ce n’est pas leur côté féroce et encore moins sanguinaire, mais plutôt leur immortalité, leur éternelle jeunesse. Je suis moi-même en quête d’immortalité, bon pour la jeunesse éternelle, c’est un peu trop tard. En tout cas, je souhaiterais vivre au moins jusqu’à 102 ans et en pleine forme !

Je pense que chacun peut s’y retrouver d’une manière ou d’une autre dans ce genre littéraire fantastico-vampirique qui est très large et avec des points de vue souvent différents voir divergents.

La genèse de ma saga et de mon premier roman.

L’idée générale de la saga Des chroniques de Susylee m’est apparue comme une évidence le 1er avril 2011, et ce n’est pas une blague. Pourquoi ou comment c’est arrivé, je n’en ai aucune idée… Ensuite, tout s’est enchaîné très vite. L’été 2011, j’ai écrit d’une traite les douze chapitres que j’ai envoyés à quelques amis pour avis. Ils m’ont alors suggéré de faire publier le manuscrit. Ce n’était pas mon but au départ, j’avais juste besoin de sortir cette histoire de ma tête.

Je me suis laissé convaincre et j’ai commencé mes recherches d’éditeurs spécialisés dans la littérature vampirique. C’est comme ça que j’ai découvert le site vampirisme.com. En lisant quelques chroniques, j’en ai profité pour relever le nom des maisons d’édition spécialisée et en mars 2012, au salon du livre de Paris, j’ai complété ma liste d’éditeurs. Je leur ai alors envoyé une présentation de la saga et le manuscrit du premier tome : Les poussières de l’aube.

À la rentrée de septembre, aucune réponse. J’ai donc fait une relance et là, Philippe Ward de chez Rivière Blanche a dit : « J’aime beaucoup votre roman, si vous le souhaitez, je le publie ». Je n’en croyais pas mes yeux ! C’est comme ça qu’en février, le premier tome de ma saga a vu le jour ou je devrais plutôt dire : la nuit… et qu’un rêve, non prévu, s’est réalisé.

L’esprit romanesque de la grande Histoire et des petites histoires de vampires est ma première source d’inspirations de ma saga. Mon héroïne, Susylee Arwels, se réveille un soir, amnésique, dans une demeure étrange de l’Angleterre post-victorienne. En quête d’identité, de vérité et d’amour, Susylee traverse le XXème siècle jusqu’à nos jours et croise sur son chemin un certain nombre d’hommes et de femmes qui vont contribuer à écrire les grands évènements de l’Histoire et participer à la sienne.

À l’école, je détestais les cours d’histoire préférant ceux de géographie. On mettait toujours en avant les faits tragiques et trop rarement les faits historiques positifs. J’étais incapable de m’intéresser à ces figures de l’histoire et à leurs préoccupations du moment qui étaient si loin des miennes. J’ai fait un blocage stupide ou alors on n’avait pas su me montrer les choses de manière à ce que je puisse les comprendre…

En tant que lectrice ou spectatrice, j’aime me laisser emporter par l’histoire et m’identifier aux personnages alors quand la fiction (ou l’imaginaire) se mélange judicieusement avec la réalité, je trouve cela plus facile d’y parvenir. Je me suis bien amusée à revisiter l’Histoire, à la détourner, à rendre certains personnages historiques plus accessibles. C’est ma façon à moi de me réconcilier avec mes cours et qui sait de donner envie aux autres de s’y intéresser de plus près. Tous les faits et personnages historiques relatés dans mon roman sont véridiques, je les ai juste arrangés à ma sauce vampire.

La particularité de cette saga est de donner le point de vue d’une femme vampire, celui de Susylee. D’une manière générale, les récits vampiriques sont souvent vus au travers du prisme masculin, celui de vampires mâles dominants, sanguinaires, manipulateurs, basics et sans âme. Quand le point de vue est féminin, il s’agit de celui d’une humaine, amoureuse d’un vampire et leur histoire finit toujours mal. Dans le monde de Susylee, les vampires ne sont pas montrés de façon aussi manichéenne. Ils vivent sur Terre depuis la nuit des temps. Et si au début du cycle de leur évolution, les vampires tuaient les humains pour se nourrir, mais surtout pour le plaisir, au fil des millénaires, leurs habitudes ont évolué. Aujourd’hui, à quelques exceptions près, les vampires vivent discrètement dans l’ombre et seuls les grands dirigeants de ce monde sont au courant de leur existence. L’humanité tout entière n’est pas encore prête à connaître toute la vérité.

Les différents livres de la saga sont les recueils des récits des aventures de Susylee. Une sorte d’autobiographie post mortem humaine où Susylee nous raconte son long apprentissage vampirique avec tous les avantages et inconvénients liés à sa condition. Susylee a besoin d’écrire pour exorciser ses démons, besoin d’écrire à la première personne pour poser sur le papier les différentes pièces du puzzle de ses vies, comprendre qui elle est et d’où elle vient. Susylee veut savoir comment sa capacité à traverser le temps, son immortalité, son éternelle jeunesse et son besoin de séduire dirigé par son instinct de survie ont fait d’elle ce qu’elle est.

Malgré sa transformation, Susylee a gardé un esprit proche de celui des humains. C’est une romantique invétérée en quête d’émancipation, une jeune femme vampire avec un caractère bien trempé qui va lui causer un certain nombre de soucis. Être vampire impose des règles de conduite très contraignantes qui vont interférer dans sa vie sentimentale, mais aussi dans sa soif de connaissances.

Avec un ton volontairement espiègle, empreint d’humour et de légèreté, Susylee Arwels interpelle ses lecteurs pour leur faire part de ses pensées les plus intimes afin de mieux les séduire et les entraîner avec elle, aux quatre coins du monde, dans sa quête de vérité absolue.

Le Livre 1 Les poussière de l’aube, raconte le parcours initiatique de Susylee qui s’échelonne de 1910 à nos jours, à travers trois continents…

Dans le Livre 2, Susylee part à la recherche de son créateur qui pourrait bien se cacher quelque part au Vietnam, le pays des fantômes et des esprits…

Le Livre 3 se déroulera principalement en Islande et se terminera peut-être en Écosse, là où tout a commencé et où tout doit finir…

Bon je peux aussi faire durer la saga si la demande est là et si mon envie aussi, mais aujourd’hui, je pense qu’une trilogie est un bon format pour raconter cette histoire.